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Mon Antre....

La mort n'est jamais bien loin....
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Belle Dudiable

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En quête de l'Immortel: une âme sataniquement impure, mais poétiquement céleste, je parcoure les méandres de la nuit pour retrouver l'Ange, le Démon, le Diable... Mon Ange Déchu parmi les mortels...
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May 16

Vieux poème

Des feuilles d'or s'agitent au souffle du vent…

Son regard reste sur moi, confonds le mien au vert de ces yeux;

Une douce sensation monte en moi, m’envoute.

Il ne bouge point, mais il semble s’approcher vers moi

Un  intense tremblement s’en est suivi, tendre frisson.

Sa main  saisissant mon coeur avec force,

Libérant  avec rage de sa cage de glace.

Ma gorge pleure tout son  sang

Et mon corps se couvre d’un magnifique rouge.          

J’hurle  en silence sans aucune peur.

Je me sens tressaillir, enfin, je défaillis.

Il s'empare de mon corps, jonchant le sol,

L’enserrant dans ses bras, peu à peu m’enlevant vie.

J’entends sa voix murmurer des incompréhensibles mots

Ces lèvres cherchent les miennes, les effleurant doucement.

Il m'embrasse tendrement, parcourant mon visage de sa peau

Et enfin…. m’emporte ou il n’y aura plus jamais de lendemain

Depuis le temps...


Depuis le temps que je n'étais rien.

Toutes ces années enfermées, le mal liait mes mains,
Me bouffant de l'intérieur, comme un délicieux acide.
Je ne croyais plus jamais pouvoir être libre, j'étais vide.
Les mêmes horreurs revenaient me hanter,
Les même peurs sans cesse à me bloquer,
Comment vais je faire, je sens que je vais craquer,
Je suis dans mes plus belles funestes années,
Je me lève, et bois mon bol de désespoir,
Je ne vois plus qu'un spectre se refléter dans mon café noir.


 

Chaque larme possède un secret, un souvenir, une délicieuse souffrance...


Depuis le de temps que je ne suis rien,
Tous ces jours enfermés, le mal bloque toujours mes mains,
Me consumant comme l’acide mes chairs putrides,
je suis prisonnière en moi, je suis si vide,
Les mêmes doux cauchemars viennent me bercer,
La peur me retient captive à ces cotés.
J’essais de ne pas sombrer dans le sommeil de la mort.
Mais je sais qu’à son appel je ne peux résister
Mais la vraie question demeure encore...

Est-ce que je veux vraiment tout changer… 
Je retrouve enfin l'état d'esprit qui m'est propre. Il était temps.
 
October 13

La fin

Alors là, c'est la fin de mon blog.. J'en ai marre que msn  bloque toutes mes images... surveille tout ce que je fais....Un nouveau blogue sur un autre site qu'msn apparaitra bientot.... D'ici là que la mort berce vos plus merveilleux cauchemars...à bientot...
September 06

Bientot...

 
Bon, je crois que j'ai remis tous les poèmes de mon ancien espace..
Il est maintenant temps de mettre du nouveau...
 ...A bientot...

L'heure de mourir...

C’est l’heure… l’heure de mourir.
Le temps compté, il n’en reste plus.
Le souffle court, la tête qui tourne
J’essais de m’accrocher à ce que fut ma vie.
Tant de regrets ont bercé mes nuits,
Anéanti mes rêves, mes véritables espoirs.
Ils ont tué mon âme aussi, mes regrets
Dominés mon existence opprimé ma volonté.
 
Ma vue se brouille… se perds dans le noir,
Mais j’arrive encore à voir les images du passé.
Si confus qu’ils soient, les souvenirs,
En moi, je les enfouis profondément.
Ne jamais les effacer, mais la fin est si près,
Qu’il vaut mieux tout oublier.
 
Je ne vois plus rien maintenant.
Je cherche mon souffle à chaque seconde.
Je pose ma main dans le néant,
Tentant de me raccrocher à cette vie,
Mais je pars... pars  lentement.
Depuis longtemps, mes forces m’ont abandonnés.
 
Je capitule enfin…
Mon visage, sans expression, ne respire plus.
Toute trace de vie s’est envolée…
Je gis sur le lit… seule
Attendant, l’entrée dans les ténèbres…
 non-retour…

Le jouet

   Le froid… la haine… la mort…

Être dangereux, dégoutant,  méprisable.

Je suis tout ce que cette planète déteste,

Éternel schizophrène du rêve…rêveur aliéné,

Ne pouvant trouver place dans ce monde insensé.

Alors, il est temps de prendre congé de cette vie anéanti....

 

                                   Ce n'est pas un adieu, juste mes pensées,

                                          Ce qu'il va probablement m’arriver,

                                   Avec la hâte qui m'anime, je ne devrais pas tarder.

 

                        Je ne suis que l'unique problème à ma vie… à la vie

                        Jamais elle n’a voulu me bercé… me bordée…

                        Réciprocité… je m’en suis sauvagement distancé.

                        Je suis maudit, haïe…à moi de tout réparer.

                        Je n'ai plus le choix… en avais-je vraiment déjà.

                        Ce que suis je devenu, je m'en fous,

                                               Je compte bien régler mes comptes avec dieu, de vive voix.

                                                  Et sans une seule larme versée… pas même de sang…

                                                      Je casserai son jouet, que je suis devenue.........                  

Elle n'est plus

Il y a des nuits où le simple fait d’y penser me tue.

La seule idée de voir son ombre triste errer dans ma chambre

torture les moindres recoins de ma mémoire...

J’essais… j’essais d’oublier ma main enserrer sur sa peau pour la retenir encore;

d’oublier les larmes de rage parcourant mes joues dans un ultime recours désespéré.

J’essais de faire taire ma gorge qui ne demande qu’à hurler de pitié.

Mon âme est à la merci de son être perdu.

Et le sommeil ne viendra plus jamais, elle l’a envoûtée...

Cimetière

 

Au milieu des morts réunis

Dans la noirceur infinie, je l’ai suivis.

La mort s’en est allé, m’a puni

Au bras de l’éternité, m’a condamné.

Alors, dans la démence j’ai sombré

En mon ventre, le métal j’ai planté

Mon âme transpercée, m’a abandonné

Le Diable, ai-je alors imploré

 

Devant la croix, les yeux fermés

A genoux la main j’ai glissé

Mon poignet, à son pied profondément planté

Sauvagement je tirai pour l’éventrer

M’arracher les veines à en crever

Mes lèvres ravies, de mon sang s’abreuvèrent

Délicieusement léchai les pieds du crucifié

Et s’élevant dans le vent un rire de damné

Dans le miroir de mon sang, le diable s'est présenté

Sussurant à mon oreille ses perverses pensées

«  Oh! Mon pauvre être esseulé, torturé

Persécute-toi à en crever

De ton sang dépouille-toi

Embrasse la lame de la mort en moi »

 

Alors, je regardai mes veines parcourir mes corps

Tel des vers fuyant les néants de la mort.

Affaibli, mon corps sur le sol effondré

Mes larmes refusant de couler

Arracher mes veines, me délecter

Boire mes entrailles, amusé

N’est pour moi qu’un jeu de possédé

Il suffit de mourir pour être compris

Les libres penseurs de ce monde l’avaient appris.

Laissez-moi me blesser… me mutiler

Laissez-moi embrasser la mort pour l’éternité

Dieu...

Dieu leur tendit la main, ils y crachèrent,

Dieu leur donna une planète, ils y chièrent,

Dieu leur donna un livre, ils blasphémèrent,

Dieu leur donna sa première fille, ils la souillèrent,

Dieu leur donna la nature, ils la massacrèrent,

Dieu leur donna l'intelligence, ils la vulgarisèrent,

Pourquoi n'as tu su rien y faire,

Pourquoi tu les as laissé faire,

Pourquoi restes tu à les regarder,

Tu sais très bien ce qu'il va arriver..

 

Dieu leur donna la vie, il a fallu qu'ils la modifient,

Dieu leur a donné l'amour, ils ont fait de l'argent au bas des tours,

Dieu leur a donné le respect, à coup de bombes, ils l'ont rayé d'un trait,

Dieu leur a dit de respecter son prochain, ils n'ont su le faire qu'à coup de poing,

Dieu leur a dit aimez vous les uns les autres, c'est pour ça qu'il s'en foutent des autres,

Pourquoi n'as tu su rien faire,

Pourquoi tu les as laissé faire,

Pourquoi restes tu à les excuser.

 

Je pense que tu prépares ce qu'il va arriver,

Je te comprends, tu as décidé de les ignorer,

Cela fait longtemps que je les ai laissé tomber,

Dieu les a appelé humains, je les rebaptiserai chiens...

Amour

L'amour est une arme,
Pour pourfendre et saisir mon âme.
L'amour est une prison,
Elle te prive de jugement et de raison.
L'amour est un poison,
Une saloperie qui ronge et rend con.
L'amour est une éternelle souffrance,
Elle rend faible en abattant tes dernières défenses.
L'amour c'est une persécution,
Toujours les mêmes nuits, les mêmes questions.
L'amour est une défaite,
Un coup de couteau en traître, en retraite.
L'amour c'est une peine de mort,
Un ennemi qui t'embrasse sur un lit de mort.
L'amour est une chienne,
La putain qui se prend pour la reine.
L'amour c'est une embolie,
Une insulte à la vie,
L'amour est un mensonge,
Un menteur qui se glisse la nuit pour envahir les songes.
 
Alors…
Pourquoi aimer si ça n'est voué qu'à finir.
Pourquoi vivre si cela ne sert qu'à maudire.
La haine se mêle aux sentiments, pour nous détruire.
À quoi servent les sentiments, juste à se démolir.
Pourquoi aimer si ça ne sert qu'à souffrir.
Pourquoi vivre si cela sert à mourir.
L'amour c'est de mieux en mieux, et pire en pire.
 
En fait…
L’amour c’est s'arracher le coeur lentement
C'est mourir lâchement… mais sûrement…

Je suis...

Je suis le bateau pris dans la tempête, en perdition,

Le soldat laissé pour mort sur le front,

Le malade, incompris, perdu dans son asile,

L’erreur, quelque chose de tellement futile.

 

Je suis comme le noyé mort lors d'un naufrage,

Le chantier incomplet juste le début de l'ouvrage,

L’oiseau blessé, apeuré, ne pouvant plus voler,

La forêt disparue, celle qui s’est envolée, consumée.

 

Je suis le clown abruti, ne sachant plus faire rire,

Le livre d'histoire refusant de regarder l'avenir,

La fleur fanée qu'on ne veut pas cueillir,

La reine trahie que l’on laisse mourir.

 

Je suis comme l’innocent que l’on met en prison,

La musique qui n'émet plus aucun son,

Le champ de roses où ne naît plus aucune fleur

Le guerrier sans défense, terrassé par la peur.

 

Je suis le trésor perdu attendant d'être retrouvé,

Le mur de silence que personne ne peut percer,

La plante détériorée qui n'a plus de lumière,

L’ange parti volontairement se perdre en enfer.

 

Je suis le voyageur qui ne trouvera jamais son chemin,

Le fantôme errant, comme une vieille âme en chagrin.

Je suis ce que personne ne verra jamais,

Celle qui  se meure dans un horizon  lointain.

Ephemere

Quelle fatalité… je suis né éphémère…

 

Punis par ces malheurs qui naissent en moi,

A ce jour, il ne me reste plus rien,

Condamné à perpétuité au désespoir.

Enterré pour toujours sous mes pleurs,

Les mots ne sont que de futiles étreints,

Dans le néant de mes ennuis.

Assassiné sous la folle douleur,

J’ai épinglé ma beauté sur le tableau de la mort,

Arraché ma peau pour effacer son parfum,

Lacérer mes yeux afin de ne plus jamais voir la vie.

Torturé par le plaisir des délices,

J’ai mutilé mes lèvres pour ne plus sourire,

Coupai ma langue pour ne plus prononcer de « je t’aime »,

Amputai mes seins pour oublier ses mains.

Et la douleur n’ayant point atteint son apogée.

J’ai enfoncé le clou dans ma gorge ravie,

Embroché mon cœur sur les parois de la folie,

Immolé mes blessures pour sentir la souffrance.

Alors, j’ai exposé ma tête sur l’allée des mensonges,

Afin de montrer la stupidité de ce monde,

Et j’ai sombrai dans la volupté de l’oubli…

 

Mais quelle fatalité… je suis morte éphémère…

L'heure : je suis...

Je suis le dénigreur, le ravageur de pensées,

Le sombre parleur, mais surtout la honte incarnée.

 

Je suis le pauvre pleureur, l'oublié damné,

La médiocrité, l’être totalement effacé.

 

Je suis l’enfant qui a peur des fantômes du passé,

Un visage en pleure, le sacrifié désincarné.

 

Je suis l'oiseau de malheur, le jouet, un corps à utiliser,

L'insulte à la beauté, l’ennemi de la douceur instantanée.

 

Je suis la violence en concentrée, un hymne a la peur,

La parole du menteur, la jouissance du tueur,

 

Je suis une volonté castrée, le nom à jamais effacé,

L'antinomie du bonheur, Une machine sans cœur, aliéné.

 

Je suis une faute de mes géniteurs, infondé,

Une erreur engendrée par l'humanité, infectée

Je suis peut être tout cela, mais au fond, je ne suis rien…

L'ange

Je n’ai pas voulu détruite ton coeur, juste tes résolutions

J’ai détruis le mien pour cette même raison.

Pas facile de délogé le coeur, il est toujours la, 

Fidèle à lui-même sans se soucier de la raison.

C’est un imposteur la raison, une vraie plaie

Elle a travesti le coeur pour ne plus jamais avoir mal.

Elle est impardonnable, tout comme moi

Mais je ne cherche plus rien, pas même ton pardon

C’est l'ange qui te l'aurait demandé, pas moi

Je suis trop fière tu le sais bien

L’ange est lâche, mais il aime tellement

Qu'il a préféré devenir démon pour oublier

August 23

Doux baiser

Je me rappelle encore de mes tremblements,
Du doux baiser du fil sur ma peau, coupant délicatement.
Ma main droite demandant à ma main gauche de ne pas me tuer,
Leur discussion s'est vite retrouvée noyée dans mes fous rires de damné.

Maintenant je dors, insouciante sur mon lit de mort,
Maintenant  je m'enfuis, égoïste, contemplez mon corps,

 

Je sens encore ma jouissance de mourir,

Je vois encore mon regard dans la glace, figé,
La lame dans le sang qui peu a peu commence à l'immerger.
Je regarde mes yeux, ceux d'une inconnue, bientôt ne verrons plus.
Mon oeil droit pleure pour moi, mon oeil gauche pleure pour eux,
Pour ceux qui se sont amusé à me détruire.

Maintenant je dors, insouciante sur mon lit de mort,
Maintenant  je m'enfuis, égoïste, contemplez mon corps,
 
 

Car maintenant je n'aurai plus jamais mal ...

Égoiste

Je suis la pauvre damnée égoïste,

L’ombre sans but qui marche, au visage triste.

Ceux qui me voient, ceux qui m’entendent me croient folle.

Je corromps tout, même mon propre reflet dans la glace,

Je rêve de me voir brûlé vif pour tout nettoyer.

Il faut que je me crève, il va falloir me laver.

Je cours comme un rat dans ma cage,

En priant pour qu’on mette fin à mes souffrances.

Ce monde n'est pas fait pour que j'y vive,

Je ne suis pour eux qu’un instrument d’un éphémère plaisir.

Il a semé en moi des milliards de pointes,

Il m’a contaminé de la mort, condamné à périr.

Le canon embrasse ma joue dans la liesse.

Qu'on me jette au fond d'un trou, même sans caisse.

Je sens le doux poison peu à peu m'endormir,

Je vois mes veines pleurer sous le poids du désir.

Mon corps crie en commençant lentement à se refroidir.

Je lâche le doux métal, en me sentant m'enflammer.

Le gouffre ne me fait plus peur, je vais y sauter.

Je vais enfin pouvoir m’endormir pour l’éternité…

Brisée

Mes songes de geais coulent sur les murs,

Comme mes larmes coulent sur mes joues.

Mes pensées sont au même point, toutes impures,

Mon esprit, je n'en doutes point, est devenu fou…

Mon désespoir tapisse les murs de ma cathédrale.

Mes belles images crucifiées au soleil de ma rage.

Du bout des doigts je saisi mon amour et l'empale,

Il meure, se flétri et devient de nouveau mirage…

J'arrache mes yeux pour ne plus dessiner ce monde,

J’arrache mes yeux pour ne plus voir ce monde.

Vivre sur cette terre, j’ai détourné ma sollicitude.

Je distille ma tristesse, m'en asperges et me brûle…

Mon enfance est enterrée au coté de mes désirs de beauté,

À jamais, enlacée, aux bras de ma recherche d'amour.

Tous deux seront sûrement vite oubliées, délaissées,

Endormies, se rassurant, étreintes pour toujours...

Battant ma tristesse à mort, je sombre plus encore.

Je m'enfonce, comme mes mains s'enfoncent,

Au désespoir, cherchant dans ma poitrine, mon cœur.

Le destin baisse son regard pour ne pas croiser le mien,

Je lui jette à la figure le sang jaillissant de mes veines.

Trace au rasoir mes propres lignes au creux de ma main,

J’y dessine un utopique et magnifique destin,

Saura-t-il me libérer de mes entraves, de ma cage...

J'ai mis ma vie dehors pour toujours, en l'insultant.

Je l'ai humiliée pour qu'elle ne revienne… jamais.

J'y ai pris plaisir, je l'ai blessée,

Je l'ai transpercée pour la vider de son sang,

Je l'ai envoyée au bord d'une falaise, un précipice

Et je l'ai poussée en avant… pour ne plus jamais revenir

Les larmes

Mes larmes coulent le long de mon visage triste,

Elles courent et tombent sur ma peau pour la ronger.

Elles entrent dans mon corps pour trouver mon âme,

Trouver mon corps, mon cœur et les détruirent.

Je les vois courir le long de mes veines, je les regarde…

Je les laisse faire leur chemin vers mon sanctuaire.

Je laisse entrer le mal pour qu'il me ronge de douleur,

Je laisse ma tristesse exploser en moi, me détruire pour toujours.

Maintenant, je ne suis plus humanité, je suis glacé,

Glacé du froid de mes sanglots, glacé de ma déception.

Ma vie gèle comme une colonne de marbre d'eau,

Prête à rompre sous son propre poids de douleur.

Je ne fais qu'éloigner d'un grand coup de pied dédaigneux

Ce qui n'est plus en moi, ce qui est à jamais mort.

Ma vie me fuit sachant ce que je lui ferais,

Tout le plaisir que j'aurai s à la désintégrer...

Les corbeaux

J'ai cru voir sur mon coeur un essaim de corbeaux

En pleine lande intime avec des vols funèbres,

De grands corbeaux venus de montagnes célèbres

Et qui passaient au clair de lune et de flambeaux.

Lugubrement, comme en cercle sur des tombeaux

Et flairant un régal de carcasses de zèbres,

Ils planaient au frisson glacé de mes vertèbres.

Agitant à leurs becs une chair en lambeaux.

Or, cette proie échue à ces démons des nuits

N'était autre que ma Vie en loque, aux ennuis

Vastes qui vont tournant sur elle ainsi toujours,

Déchirant à larges coups de bec, sans quartier,

Mon âme, une charogne éparse aux champs des jours,

Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier.

Nelligan

Oui, oui.. encore une fois

Enfin de retour...
Ca fait du bien mon blog me manquait ...
J'espère qu'il ne sera pas de nouveau fermé...
 quoique jamais deux sans trois...
Baiser sanglant mes chers ....
 

Jadis, j’ai longtemps cru que je détenais la plume comme on détient un vulgaire objet…

mais à la seconde où mes mains ont abandonné cette plume, la vérité m’a frappé.

 Nous ne pouvons la posséder... ni même la controler... 

Elle est en nous… ancré dans le plus petit méandre de notre corps…

 Les mots, porte de notre subconscient, sont les seuls à détenir le secret de la plume

 
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